mercredi 30 décembre 2020

Le roman noir, produit de premiere nécessité.



 
Les éditions Sonatine nous offre la possibilité, en cette fin d'année de lire Jacob Ross, et vous pouvez commencer à danser de joie car ce roman viendra délicatement vous chatouiller les neurones ! 
Je vous emmène donc dans les Caraïbes où un vieux flic s'entoure d'une équipe improbable pour travailler sur des affaires non résolues. 
Jacob Ross a une plume à faire pâlir Musso et compagnie ! ( Mieux! On me dit dans l'oreillette qu'ils ont cessé d'écrire depuis la lecture ce cet opus !!!)

dimanche 27 décembre 2020

Nous sommes tous étranger à quelqu'un.

A vos librairies indépendantes ! Les éditions Agullo persistent à être notre dealer de littérature !!!
Le produit essentiel avant le troisième confinement, un petit recueil de nouvelles finement écrit !
Yan Lespoux traduit l'universel, la solitude, un peu d'amour, pas mal de jalousie, du burlesque, à travers des histoires iodées, qui sentent la chasse et le champignon, le surf et le terroir . Et aussi, si bien, les mains caleuses du père et ses silences . 
C'est noir comme j'aime et doré à l'or fin sur les bords ...

En librairie mi-janvier. 

 

 

mercredi 23 décembre 2020

2021.

 


2021, c'est demain !
Ça tombe bien , il y a un nouveau Hervė Le Corre .
Alors je ne vous promets pas une année 2021 aussi formidable que 2020, mais commencer l'année avec ce roman.... c'est déjà un gage de réussite sur le mois de 
janvier ! 

J'avais un peu tourné le dos à ce blog, à mon métier de libraire ...
Et je reviens avec ce roman puissant. 
Hervé Le Corre est un écrivain fabuleux. 
Il vous cueille, vous tourne le cœur à la petite cuillère.  Ses personnages sont d'une telle  authenticité que ça pourrait être vous, moi, toi. 
Je ne vous raconte rien... Lisez ce roman !  

lundi 20 janvier 2020

Samira Sedira, la lutte continue.

Quand j'ai lu la quatrième de couverture et que j'ai su que ce roman était inspiré d'un fait divers, j'ai eu un moment de recul instinctif. Je n'avais pas envie de ça . Je voulais continuer à lire Samira Sedira. La découvrir encore. Pas découvrir la vie d'un assassin qui avait fait la une des journaux de l'époque pour un massacre impardonnable, inqualifiable. 
Mais Samira Sédira a fait de cette lugubre affaire la continuité de son combat : lutter contre le racisme primaire, l'injustice, où le fonctionnement d'une société bancale pousserait n'importe quel homme à commettre l'irréparable. Une réflexion poussée à l’extrême dans un style raffiné. 
La culpabilité est définie sous tous les angles. C'est magistral !

dimanche 12 janvier 2020

L'élégance selon Régis Jauffret:"Il ne faut jamais faire d'inventaire, ça cabosse la joie d'exister."



 " J'aurais aimé qu'il ait fait l'effort de mourir en héros.
Je l'aurais alors préféré à tous ces pères vivants broyés par la médiocrité du quotidien tout juste bons à prendre du ventre et des rides. "

 En 2018,  Régis Jauffret regarde un documentaire sur la police de Vichy. Une scène assez brève révèle l'arrestation d'un homme, menotté, escorté par deux hommes de la Gestapo. Un homme apeuré sur l'image : son père. 
Régis Jauffret va alors nous raconter avec élégance qui était ce père, soigné au neuroleptique pour une surdité précoce. Il va  nous raconter mais surtout inventer, enrober, puis avec une cinglante vérité nous livrer ses plus clairs sentiments, ses manques. Le roi de la microfiction se met à nu: il va conjuguer la tendresse avec la déception, la haine avec l'espoir , le désir de rendre hommage à un homme qui a failli, qui a manqué . Je me trompe certainement en parlant d'hommage mais parler de lui, dire de lui ce qui aurait pu , ce qui était vraiment. Un livre d'une douceur et d'une force incroyable. 
Un exercice littéraire réussit avec maestria.  

"J'écris pourtant ce livre pour te ressusciter plus beau que tu ne fus."

jeudi 9 janvier 2020

Du noir et pas d'espoir ou si peu...






L'apocalypse selon Sandrine Colette...
A la genèse de l'histoire, prenez un gamin dont personne ne veut : Corentin. A l’âge où il quitte ses doudous, faites lui rencontrer son aïeule, Augustine. Faites le grandir dans un univers de taiseux, aux gestes rares, à la tendresse maladroite mais à l'amour inconditionnel et silencieux. 
Le jeune homme qui sortira de cette enfance aura une soif de vivre incommensurable et pour la suite du roman, c'est une bonne nouvelle . 
Sandrine Colette, une fois de plus, essaye de nous donner la meilleure définition de la déshumanisation. Elle s'attarde à nous prouver que l'homme est un loup pour l'homme, que la nature arrive à saturation et que la fin du monde est pour bientôt.
Allez ! Bonne lecture ! 

lundi 30 décembre 2019

La reine des glaces chez Tripode


Avec une poésie hors du commun, Bérengère Cournut nous offre un conte glaçant dans tous les sens du terme. La banquise sépare une jeune fille de sa famille et c'est le début d'un périple oppressant. On pourrait penser lire un conte ou une fable mais nous plongeons littéralement dans la vie de cette jeune Inuit : sa survie dépendra de son peuple, de la toundra et de la banquise, de ses ancêtres et des esprits. Bérengère Cournut a inventé un nouveau langage pour nous faire découvrir l’Arctique. Laissez vous embarquer pour un inoubliable voyage initiatique .