samedi 11 mai 2019

Plus jamais ça ?


Jean-Claude Grimberg écrit l'essentiel. 
Ce livre devrait passer de main en main pour repousser le bruit des bottes qui résonnent aux portes de notre Europe. 
Jean-Claude Grumberg a écrit un conte. Une histoire vraie. 
C'est notre histoire … 

vendredi 10 mai 2019

Le mariage sous toutes les coutures.


Si vous voulez vous détendre dans le cabinet d'une conseillère conjugale qui doit sauver le couple de Steve et Gretchen, c'est le livre qu'il vous faut !
Immersion totale dans la vie de ce couple, où rien ne leur est épargné! Nous aurons, après lecture, le mode d'emploi du parfait mariage, un kit de communication conjugal ! Un huis-clos qui fait réfléchir .

Erri de Luca, intime.

Erri de Luca entend des voix quand le soir tombe dans sa petite maison. C'est son fils qui l'appelle, qui le questionne, qui le bouscule et qui le fait réfléchir à la vie et à l'humanité. 
Erri de Luca n'a pas d'enfant mais il a un fils imaginaire qui sort de lui et qui met l'auteur à nu . 
C'est beau, tendre et fort à la fois . 

mercredi 1 mai 2019

Éloge de la lenteur.


Ces dernières semaines, j’ai lu quelques polars dont le dernier Sandrine Colette, « Animal » ou le dernier Paul Colize , « Un jour comme les autres », et je n’ai pas fait de chronique. 
Valério Varesi m’offre la possibilité de revenir vous parler de ce qui est important en littérature ! Ne jamais se moquer de ses lecteurs , écrire oui mais pas à tout prix ! Écrire sans rentrer dans de pseudos cases commerciales et garder son indépendance éditoriale .
Pour cela , Valério Varesi est un artisan et c’est pourquoi j’aime le conseiller . 
Je vous emmène donc à Parme, dans la chaleur étouffante de l’été. Et nous avons tout notre temps pour découvrir qui a tué le petit commerçant , Francesco Galluzzo.
Impatients s’abstenir .  Valério Varesi ou l’éloge de la lenteur . C’est juste délicieux!

vendredi 5 avril 2019

Journal d'un mariage manqué.

Quelle belle découverte que ce petit opus édité aux éditions ZOE! Sous la forme d'un journal intime, une jeune femme décrit sa vie auprès de Franco, son bourgeois de mari et son fils Arturo. Etonnant quand on connait la date du journal 1965-1966, alors qu'on aurait pu penser le situer au 19ème siècle. 
La vie d'Antonia n'a rien de rock and roll. A la mort de sa grand-mère, elle passe son temps dans des cartons remplis de souvenirs pour fuir une vie morne. Dans à peine 100 pages, Gabriella Zalapi réussit l'exploit de raconter la vie d'une famille entière avec une poésie raffinée et intelligente. 

"Franco, avec son dos de prêtre, m'exaspère. Je n'en peux plus :
de ses petits gestes maniaques lorsqu'il plie ses habits
de sa manie de se moucher bruyamment avant de se coucher
de ses affreux pyjamas rayés, cadeaux de sa mère
de ses crachats sonores lorsqu'il se lave les dents "

jeudi 4 avril 2019

La guerre est une ruse, suite ...


Je vous avais vanté le roman de Frédéric Paulin , "La guerre est une ruse" dans une précédente chronique. Frédéric Paulin nous faisait un cours de rattrapage sur la situation géopolitique de l’Algérie et de la France dans les années 90 et son personnage principal ,Tedj Benlazar, agent de la DGSE était notre prof principal.
On le retrouve à l'aube des années 2000, où dans les couloirs de la DST à Paris ou à la CIA aux Etats-Unis commence à se murmurer un prénom et un nom : Oussama Ben Laden.
Ce tome 2 tient toutes ses promesses. Pendant que le monde sombre un peu plus dans le chaos,  Benlazar se fait plus tendre et fragile. Le côté romanesque est plus présent que dans le tome 1 mais la somme d'informations que nous allons ingurgiter sur les conflits internationaux pourraient nous permettre de soutenir une thèse !
J'attends désormais le tome 3 et vous, vous pouvez courir chez votre libraire indépendant !

mardi 2 avril 2019

Amour amer.



Avec Sylvie Le Bihan, nous avons quelques points communs: nous ne cachons pas notre intérêt pour le football ( et Arsène Wenger), mais, j'avoue aussi pouvoir finir à genoux devant ma télé lors d' un match de l'Olympique Lyonnais... Une propension à aimer la très bonne cuisine peut nous relier aussi, je ne peux taire l'admiration sans faille que j'ai pour un certain chef étoilé, (Pierre Gagnaire: le Lionel Messi des casseroles.) Il y a aussi sûrement l'amour de la littérature mais rien ne me prédestinait à ouvrir son dernier roman tant mes lectures se portent en ce moment ( et ce depuis que Marguerite Duras n'écrit plus !) sur la littérature noire.
Et un dimanche, j'ai lu une petite chronique de Bernard Pivot sur "Amour propre" et je me suis laissée tenter. 
 C'est l'histoire d'une petite fille qui a reçu de sa mère et pour seul héritage, un roman de Curzio Malaparte. C'est l'histoire d'une femme, mère de 3 enfants qui enfin doivent quitter le nid. Cette femme , écrivaine, ira chercher les réponses à ses questions existentielles à Capri, dans la maison de Malaparte. Pour boucler la boucle. Pour cracher ses chagrins. Pour raconter ce qu'est une mère, raconter comment on grandit sans. Crier ses regrets mais ses manques aussi. C'est un livre d'amour sans mièvrerie. C'est un livre sanguin avec des aveux inouïs sur la maternité, la féminité, le désir ou l'amour. 
Je pense que dès aujourd'hui, nous libraires , nous pouvons remiser l'éternel "J'attends un enfant" de Laurence Pernoud pour faire quelques petites piles d'"Amour propre " , les futures mères nous remercieront de leur avoir dit toute la vérité !